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Campanula calaminthifolia Lam & Campanula heterophylla L.

Campanula saxatilis, foliis inferioribus Bellidis, caeteris Nummulariae Coroll. I. R. Herb. 3 / Campanula saxatilis foliis inferioribus Bellidis, caeteris Nummulariae subhirsutis, crenatis ac veluti rugosis Coroll. I. R. Herb. 3

Il semble que Tournefort n'ait pas fait la différence entre Campanula calaminthifolia, endémique de Paros et Naxos, et C. heterophylla, présente dans les Cyclades voisines. Les deux espèces sont très proches, ne se distinguant que par la couleur foncée, et le caractère subglabre et entier des feuilles chez C. heterophylla (STRID 2016).

Observées par Tournefort à Naxos, Amorgos.

Campanula saxatilis, foliis inferioribus Bellidis, caeteris Nummulariae. De l'Ile égéenne de Keros. Collection du MNHN-Paris. Photo MNHN.

Campanula saxatilis, foliis inferioribus Bellidis, caeteris Nummulariae subhirsutis, Coroll I R Herb 2, Aubriet (Claude). Collection du MNHN-Paris - Direction des bibliothèques et de la documentation

Campanula calaminthifolia Lam, Naxos, octobre 2020.

Campanula calaminthifolia Lam, Naxos, octobre 2020. Photo Jean-Pierre Brizard.

" Campanula saxatilis, foliis inferioribus Bellidis, caeteris Nummulariae.

La racine est grosse comme le pouce, quelquefois davantage, engagée dans les fentes des rochers, blanche, douce, pleine de lait. Elle pousse plusieurs têtes d’où naissent des feuilles semblables à celles de la Pâquerette, disposées en rond, vert brun, luisantes, longues de pouces et demi, larges de demi-pouce, obtuses. De ces têtes sortent plusieurs tiges qui pendent des rochers, longues de 8 ou à pouces, épaisses de près d’une ligne, pleine de moelle blanche, accompagnées de feuilles assez serrées, charnues, lisses, vert gai, longues de 8 ou 9 lignes, ovales, avec une petite queue, assez semblables à celles de la Nummulaire, ou plutôt de de l’Anagallis lutea nemorum B. p., insipides. Elles diminuent jusque vers le haut, et de leurs aisselles sortent des fleurs longues de 7 ou 8 lignes, bleu lavé, sur 5 ou 5 lignes de large, découpées en 5 parties en arcade gothique, et qui sont écartées sur les côtés. Le pistil sort du fond de cette fleur, blanc, terminé en ancre à trois crampons. La base est entourée de 5 étamines blanches, longues et larges d’une ligne, chargées chacune d’un sommet jaune fort étroit. Le calice est un bassin long de 5 lignes, vert pâle, large de 3 lignes, godronné de 5 côtes. Il est couronné de 5 pointes en étoile. Les feuilles des aisselles desquelles naissent les fleurs, n’ont ordinairement que 3 lignes de long sur une ligne et demie de large, et sont pointues par les deux bouts. Le calice devient dans la suite un fruit à 3 loges rempli de semences roussâtres, tirant sur le brun, lisses, polies, luisantes, ovales, longues d’un tiers de ligne. Toute la plante est insipide et rend du lait. "