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Du 8 au 10 décembre 1701, de Bursa à Uluabat

Le lac d’Abouillona, entrecoupé de plusieurs îles et de quelques péninsules... Lac d'Uluabat, mars 2026.

Golyazi, mars 2026. Photo Jean-Pierre Brizard.

Les uns et les autres passent d’une île à l’autre en caïque à voile... Bateaux à Golyazi, mars 2026.

Le platane de Golyazi, estimé à plus de 700 ans, mars 2026.

Le platane de Golyazi, estimé à plus de 700 ans, mars 2026. Photo Jean-Pierre Brizard.

[Précédemment]. "Nous partîmes donc le 8 décembre de Pruse pour Smyrne et couchâmes à Tartali, village à trois heure et demi de marche. On passe par Cechirgé où sont les vieux bains de Capliza et de là sur le pont du Louser ou Mekapli, petite rivière qui tombe du mont Olympe et qui va se jeter dans la mer près de Montania. 

Le 9 décembre, après une marche de 9h, on commença à découvrir le lac d’Abouillona (…) entrecoupé de plusieurs îles et de quelques péninsules ; c’est proprement le grand égout du mont Olympe. La plus grande de ces îles (…) s’appelle Abouillona de même que le village, qui est sans doute l’ancienne ville d’Apollonia [Golyazi](…). Cargas est encore un village de Grecs dans une autre île du même lac, mais il s’est mêlé quelques Turcs parmi eux. Les uns et les autres passent d’une île à l’autre en caïque à voile pour les aller cultiver. 

On laisse toujours le lac d’Abouillona à gauche pour aller à Lopadi où nous couchâmes ce jour-là, après avoir traversé une belle plaine (…) On passe [la rivière] à Lopadi [Uluabat] sur un pont de bois, à gauche duquel sont les ruines d’un ancien pont de pierre qui paraît avoir été bien bâti (…). L’enceinte de la place est presque carrée. On y voit des morceaux de marbre antique, des colonnes, des chapiteaux, des bas-reliefs et des architraves, mais le tout brisé et très maltraité. Le caravansérail où nous logeâmes était fort sale et fort mal bâti, quoi qu’il y ait quelques vieux chapiteaux et quelques bases de marbre.

On séjourna à Lopadi le lendemain 10 décembre. 

 

 

Le lendemain 11 décembre nous continuâmes notre route dans la Michalicie".

 

TOURNEFORT 1717