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Acantholimon ulicinum (Willd. ex Schult.) Boiss.

Limonium Creticum, Juniperi folio Coroll. I. R. Herb. 25 / Tragacantha altera P. Alp. Exot. 54

Observé par Tournefort sur le Psiloritis et dans les Lefka Ori (Crète).

Tournefort, qui voit pour la première fois la plante sur le Psiloritis, la nomme dans un premier temps Limonium Creticum, montis Idae. Après l'avoir revu dans les Lefka Ori, il supprime l'épithète montis Idae.

" Ce ne fut pas sans quelque surprise que nous reconnûmes qu’une plante, que Prosper Alpin n’a pas fait de difficulté de ranger sous les espèces de Tragacantha, devait être placées parmi celles de Limonium. Qui se serait imaginé qu’il y eût dans le monde une plante de ce dernier genre, à feuilles de Genièvre ! " TOURNEFORT 1717.

Limonium Creticum Juniperi folio. Collection du MNHN-Paris

Limonium Creticum Juniperi folio. Aubriet (Claude). Ms 78. Collection du MNHN-Paris - Direction des bibliothèques et de la documentation. 

Acantholimon ulicinum (Willd. ex Schult.) Boiss., Amoustera, Crète, octobre 2018.

Acantholimon ulicinum (Willd. ex Schult.) Boiss., Amoustera, Crète, octobre 2018. Photo Jean-Pierre Brizard.

Acantholimon ulicinum (Willd. ex Schult.) Boiss., Amoustera, Crète, octobre 2018. Des feuilles (...) tout à fait semblables à celles du Génévrier.

" Cette plante vient dans les rochers en montant au sommet de Mont Ida, et fait un petit buisson tapi sur la terre, haut seulement de 2 ou 3 pouces, épais, serré, touffu. Sa racine est ligneuse, roussâtre, longue d’un demi-pouce, fibreuse, et pousse plusieurs têtes qui jettent une infinité de tiges, branchues, hautes d’un pouce, dont chaque subdivision soutient un petit bouquet de feuilles, longues de demi-pouce sur demi-ligne de large, très pointues et piquantes, tout à fait semblables à celles du Genévrier. Du milieu de ce bouquet s’élève une tige haute d’un demi-pouce ou d’un pouce, qui dans sa longueur soutient 2 ou 3 fleurs. Chaque fleur est à 5 feuilles couleur de chair, longues de 5 ou 6 liges, dont la queue est étroite et blanche. Elles sont larges d’une ligne et demie à leur pointe et comme échancrées, traversées d’une ligne purpurine dans leur longueur. Le calice est un entonnoir long de 4 lignes, blanc rayé de purpurin, dont le haut est comme de la gaze fine. Du fond de ce tuyau sort le pistil, ovale, vert pâle, surmonté de 5 filets blanchâtres. Les sommets sont jaunâtres. Le calice est enveloppé à sa base de 2 feuilles pliées en gouttière, longues de 3 lignes, dont les bords sont membraneux. "