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Dodartia orientalis L.

Dodartia Orientalis, flore purpurascente Coroll. I. R. Herb. 47

Observée par Tournefort dans la plaine de Khor Virap (Arménie).

Dodartia Orientalis, flore purpurascente. Collection du MNHN-Paris

Dodartia Orientalis, flore purpurascente Coroll I R Herb 47, Anonyme. Collection du MNHN-Paris - Direction des bibliothèques et de la documentation. 

Dodartia orientalis L., plaine de l'Araxe, juillet 2019.
Dodartia orientalis L., plaine de l'Araxe, juillet 2019.

" Cette plante pousse des tiges d'un pied et demi de haut, droites, fermes, lisses, ligneuses, vert gai, épaisses de deux lignes, branchues dès le bas, arrondies en buisson et garnies de feuilles longues d'un pouce ou quinze lignes sur deux ou trois lignes de large, un peu charnues, dentées sur les bords, principalement vers le bas de la plante, car ensuite elles sont plus étroites et moins crénelées ; il y en a même qui sont aussi menues que celles de la Linaire commune. Le haut des branches est garni de fleurs dans les aisselles des feuilles. Chaque fleur est un masque violet foncé, long de huit ou neuf lignes, dont la dernière est un tuyau d'une ligne de diamètre, évasé en deux lèvres : la supérieure est un cuilleron renversé long d'une ligne et demi, fendu en deux pièces assez pointues ; l'inférieure est longue de trois lignes, assez arrondie, mais découpée en trois parties dont celle du milieu est la plus petite et la plus pointue ; cette lèvre est relevée vers le milieu de quelques poils blancs et duveteux. Le calice est un godet lisse haut de deux lignes, découpé en cinq pointes ; il pousse un pistil sphérique de près d'une ligne de diamètre, lequel s'insère dans le tuyau de la fleur, comme par gomphose, surmonté par un filet assez menu, et devient dans la suite une coque sphérique de trois lignes de diamètre, terminée en pointe. Cette coque est roussâtre, dure, partagée en deux loges par une cloison mitoyenne, dont les deux parois sont garnies d'un placenta charnu, creusé de quelques fosses, lesquelles reçoivent des graines brunes et menues. " (TOURNEFORT 1717)