Astragalus christianus L.
Observée par Tournefort entre Bayburt et Erzurum.
Astragalus armenus maximus incanus caule ab imo ad summum florido. Collection du MNHN-Paris
Astragalus Orientalis, maximus, incanus, erectus caute ab imo ad summum florido Coroll Inst Rei herb 29 - Aubriet.
Source: commons.wikimedia.org
Peut-on rien voir de plus beau, en fait de plantes, qu’une Astragale de deux pieds de haut, chargée de fleurs depuis le bas jusques à l’extrémité de ses tiges ? Astragalus christianus L., Askale, entre Bayburt et Erzurum, juillet 2025.
Les feuilles sont la plupart rangées par paires sur cette côte et l'on y compte jusques à 13 ou 14 paires. Astragalus christianus L., Askale, entre Bayburt et Erzurum, juillet 2025.
Le pistil devient un fruit long d'un pouce, épais de 8 ou 9 lignes, terminé par une pointe . Astragalus christianus L., Askale, entre Bayburt et Erzurum, juillet 2025.
Astragalus Orientalis, maximus, incanus, erectus, caule ab imo ad summum florido.
"[Les] fleurs sont grosses comme le petit doigt, cannelées, fermes, solides, couvertes d'un duvet blanc, garnies de feuilles attachées sur une côte d'un empan de long, vert pâle aussi & velue, accompagnée de deux ailes à la base, longues d'un pouce sur deux ou trois lignes de largeur, terminées en pointe. Les feuilles sont la plupart rangées par paires sur cette côte et l'on y compte jusques à 13 ou 14 paires. Les plus grandes, qui sont vers les ailes, ont un pouce de long sur sept ou huit lignes de largeur, presque ovales, mais un peu plus étroites vers le haut, vert brun, lisses, couvertes en dessus de poils blancs et pliées ordinairement en gouttière. Elles diminuent jusques au bout de la côte où elles n'ont que cinq ou six pieds de long.
La tige est branchue dès le bas, mais ensuite elle ne pousse que des aisselles des côtes que des pédicules longs d'environ deux ou trois pouces, chargés chacun de cinq ou six fleurs dispersées en long et soutenues par une queue longue de deux lignes, laquelle sort de l'aisselle d'une feuille assez petite, très déliée et fort velue. Toutes ces fleurs sont jaunes, longues de 15 lignes, avec un étendard relevé, échancré, presque ovale, large de 7 ou 8 lignes. Les ailes et la fleur inférieure sont beaucoup plus petites. Le calice a 8 lignes de long, vert pâle, membraneux, large d'environ 5 lignes, parsemé de poils blancs et découpé en cinq pointes très menues. Le pistil est un bouton pyramidal épais de deux lignes, blanc et velu, terminé par un filet blanc sale, enveloppé dans une gaine membraneuse blanche, frangée en étamines à sommets purpurins. Le pistil devient un fruit long d'un pouce, épais de 8 ou 9 lignes, terminé par une pointe longue de 4 ou 5 lignes. Ce fruit est arrondi sur le dos, plat et sillonné de l'autre côté, cotonneux, divisé en deux loges dont les parois sont charnues, épais[ses] de trois lignes lorsque le fruit est encore vert. On trouve dans chaque loge un rang de 5 ou 6 semences de la forme d'un petit rein, attachées chacune par un cordon Dans leur maturité ces graines sont brunes de même que le fruit. Toute la plante sent mauvais. Elle a levé de graine dans le Jardin royal où elle se porte bien, malgré l'éloignement et la différence des climats." TOURNEFORT 1717.






