Morina persica L.
Observée par Tournefort dans les environs d'Erzurum.
Morina persica, Gulcimen (Turquie), avril 2025.
Morina armenia, Carlinae folio. Collection du MNHN-Paris.
On en trouve de deux sortes sur le même pied, les unes sont toutes blanches, les autres sont couleur de rose tirant sur le purpurin, avec les bords blanchâtres. Morina persica, Gulcimen (Turquie), avril 2025.
Le calice est un tuyau long de trois lignes, fendu profondément en deux languettes arrondies, légèrement cannelées. Morina persica, photo prise sur le Gramos (Grèce), juillet 2021.
Morina Orientalis Carlinae folio.
"La Morine a la racine plus grosse que le pouce, longue d'un pied, partagée en grosses fibres brunes, gercées, peu chevelues. Sa tige qui a jusques à deux pieds et demi de haut est ferme, droite, lisse, purpurine à sa naissance, épaisse de deux ou trois lignes, rougeâtre aussi, mais velue vers le haut, accompagnée ordinairement à chaque noeud de trois feuilles assez semblables à celles de la carline, vert gai, luisantes, longues de 4 ou 5 pouces sur environ un pouce de large, découpées, ondées et garnies de piquants jaunâtres, fermes, durs, longs de 4 ou 5 lignes. Ces feuilles diminuent un peu vers le haut et sont un peu velues en dessous. De leurs aisselles naissent des fleurs par étage et à double rang, longues d'un pouce et demi. Chaque fleur est un tuyau courbe fort menu vers le bas où il est blanc et légèrement velu ; mais il s'évase en haut & se divise en deux lèvres. La supérieure est relevée et longue d'environ 5 pouces [sic] sur 4 lignes de large, arrondie & profondément échancrée. L'inférieure est un peu plus longue et découpées en trois parties arrondies aussi. L'ouverture du tuyau qui est entre ces deux lèvres est toute découverte. Deux étamines courbes qui débordent de près de trois lignes, blanchâtres et chargées de sommets jaunâtres, sont collées contre la lèvre supérieure. Le filet du pistil est tant soit peu plus long, finit par un bouton verdâtre. Le calice est un tuyau long de trois lignes, fendu profondément en deux languettes arrondies, légèrement cannelées. C'est du fond de ce dernier tuyau que sort la fleur. On en trouve de deux sortes sur le même pied, les unes sont toutes blanches, les autres sont couleur de rose tirant sur le purpurin, avec les bords blanchâtres. Toutes ces fleurs ont l'odeur de celles du chèvrefeuille, et portent un embryon de graine. Les feuilles de cette plante ont d'abord un goût d'herbe assez fade, mais on y trouve ensuite de l'acrimonie." TOURNEFORT 1717.





