Du 16 au 18 décembre 1701, entre Gembele et Izmir
Vue de Magnesie du Mont Sypili. Baie de Smyrne. Claude Aubriet. Source: commons.wikimedia.orgSource: commons.wikimedia.org
Du haut du mont Sipylus la plaine paraît admirable. Manissa vue du mont Sipylos, mars 2026.
La plaine de Magnésie, quoique d’une beauté surprenante, est presque toute couverte de Tamaris. Plaine de Manissa, mars 2016. Photo Jean-Pierre Brizard.
la rivière d’Hermus [Gediz] qui nous parut beaucoup plus grande que le Granique, est d’un grand ornement à tout le pays. Delta du Gediz, mars 2026.
Nous nous amusâmes ce jour-là à herboriser sur le mont Sipylus qui est tout escarpé du côté du Nord. Mont Sipylos, versant nord, mars 2026.
Il n’y a rien de plus commun sur cette route que l’Andrachne... Arbutus andrachne. Photo prise dans la presqu'île de Dilek, au sud de Kuşadası, où se sont probablement le mieux conservés les milieux décrits par Tournefort, mars 2026.
[Précédemment] "Le 16 décembre, nous marchâmes depuis trois heures du matin jusqu’à midi dans un pays assez plat, terminé par cette grande plaine de Magnésie, bornée au sud par le mont Sipylus, et cette montagne, quoique fort étendue de l’est à l’ouest, nous parut beaucoup moins haute que le mont Olympe. Le plus haut sommet du Sipylus reste au sud-est de Magnésie et cette ville n’est guère plus grande que la moitié de Pruse. Ces deux villes ne se ressemblent que par leur situation, car on ne voit ni belles églises ni beaux caravansérails dans Magnésie, et l’on n’y fait commerce qu’en coton (…). La citadelle est si négligée qu’elle tombe en ruine, de même que le sérail, dont tout l’ornement consiste en quelques vieux cyprès. La verdure est incomparablement plus belle aux environs de Pruse et le mont Sipylus n’est pas comparable au mont Olympe, mais aussi la rivière d’Hermus [Gediz] qui nous parut beaucoup plus grande que le Granique, est d’un grand ornement à tout le pays (…). Cette rivière forme à son embouchure de grands bancs de sable, à l’occasion desquels les vaisseaux qui entrent dans la baie de Smyrne sont obligés de longer la côte (…).
La plaine de Magnésie, quoique d’une beauté surprenante, est presque toute couverte de Tamaris, et n’est bien cultivée que du côté du Levant (…). On ne brûle dans cette ville que du bois d’Andrachne que le mont Sypilus fournit (...)
Nous nous amusâmes ce jour-là [17 décembre] à herboriser sur le mont Sipylus qui est tout escarpé du côté du Nord, et parmi des touffes de Laurier-rose et d’Andrachne nous trouvâmes dans les précipices quelques plantes rares que nous avions vues en Candie, surtout la Jacea [?] (…).
Du haut du mont Sipylus la plaine paraît admirable et l’on découvre avec plaisir tout le cours de la rivière.
Le 18 décembre, nous montâmes encore sur le mont Sipylus pour aller à Smyrne. Le chemin est rude et la montagne fort escarpée. Aussi Plutarque dit qu’elle s’appelait la Montagne de la foudre, parce qu’il y tonnait plus souvent que sur les autres qui sont aux environs.
Après huit heures de marche, nous arrivâmes à Smyrne. Il n’y a rien de plus commun sur cette route que l’Andrachne ; on en chauffe les fours, on en couvre même le haut des murailles des jardins et des vignes, pour les garantir de la pluie. " TOURNEFORT 1717
Après huit heures de marche, nous arrivâmes à Smyrne.







