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Hypericum empetrifolium Willd.

Famille :
Hypericaceae
Genre :
Hypericum
Hypericum Syriacum & Alexandrinum, Lob. J. B. Chab. / Coris lutea C. B. Pin. 280

Observé par Tournefort dans le golfe de SoudaAkrotiri, entre Ierápetra et Kalamafka, entre Réthymnon et Arcadi, entre Arcadi et le Psiloritis, entre Asomaton et Vrisses, à Therissos (Crète), à Milos, Naxos, Donoussa, Irakliá.

Coris lutea CB, noté à plusieurs reprises par Tournefort, désigne normalement Hypericum coris L., qui n'existe pas en Grèce. Hypericum empetrifolium est l'espèce qui s'en rapproche le plus. Par ailleurs, les deux appellations (Hypericum syriacum & alexandrinum et Coris lutea) ne sont jamais utilisées simultanément pour le même lieu, et reviennent à peu près aussi souvent l'une que l'autre : il semble que Tournefort use indifféremment de l'une ou l'autre pour désigner la même plante, H. empetrifolium.

" qui est une des plantes les plus communes du pays " (ms 998, f. 62).

Hypericum Syriacum et Alexandrinum. Aubriet (Claude). Ms 78. Collection du MNHN-Paris - Direction des bibliothèques et de la documentation

Hypericum empetrifolium Willd., Asomaton, Crète, avril 2018.

Hypericum empetrifolium Willd., Asomaton, Crète, avril 2018.

Hypericum empetrifolium Willd., Asomaton, Crète, avril 2018.

" Hypericum Syriacum et Alexandrinum J. B.

C’est un arbrisseau fort joli, haut d’un pied, quelquefois de deux, dur et ligneux, dont les racines sont ligneuses aussi, tortues, brunes en dehors, blanches en dedans, divisées en plusieurs fibres chevelues, longues d’environ un pied. Les tiges sont couchées par terre, mais elles se redressent ensuite ; dures, cassantes, comme de celles de la bruyère, couvertes d’une écorce mince et rougeâtre, divisées en plusieurs branches étendues sur les côtés, d’où naissent une infinité de rameaux purpurins, courbes, divisés en plusieurs autres brins. Toutes ces parties sont garnies de feuilles opposées deux à deux, quelquefois trois à trois, longues de 3 ou 4 lignes sur demi ligne de large, obtuses à leur pointe, lisses, polies, et comme percées de ces petits trous qui paraissent au millepertuis commun. Des aisselles de ces feuilles naissent de petits brins chargés d’autres feuilles plus menues. Enfin la sommité de ces branches est terminée par plusieurs bouquets de fleurs semblables à celles du millepertuis. Chaque fleur est à cinq feuilles jaunes doré, longues de 3 lignes, obtuses, larges d’une ligne et demie, du milieu desquelles s’élève une touffe d’étamines avec de petits sommets jaunâtres. Le pistil est blanchâtre, surmonté de trois filets. Le calice est à cinq feuilles qui n’ont environ qu’une ligne de long, parsemées de quelques points noirs. Cette plante est très différente du Coris que j’ai trouvé dans les montagnes du royaume de Valence. "