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Genista acanthoclada DC.

Famille :
Fabaceae
Genre :
Genista
Genista Spartium minus saxatile, aculeis horridum / Genista Spartium junceis aculeis laciniatis [pour lanatis] capitulis / Genista Spartium spinosum, alterum, aphyllon, tribus aculeis semper junctis, floribus luteis Coroll. I. R. Herb. 44 / Genista Spartium spinosum majus primum flore luteo C. B. Pin 394 / Echinopoda P. Alp. Exot. 14

Observé par Tournefort à La Canée, Akrotirientre Réthymnon et Héraklion, dans le Lassithi, à Arcadi, entre Asomaton et Agia Triada (Crète).

Tournefort prend soin de distinguer Genista Spartium minus saxatile, aculeis horridum (=Genista acanthoclada DC) de Genista Spartium spinosum alterum... Ce dernier, observé en Crète, pourrait être Chamaecytisus spinescens (C.Presl) Rothm, autre genêt épineux de Crète. Toutefois, Tournefort l'observe également dans les Cyclades, où le seul genêt épineux est G. acanthoclada. Il est dès lors probable qu'il a décrit deux espèces différentes à partir d'individus présentant des variations morphologiques. Une seule de ces espèces est du reste conservée dans le Corollaire, Genista Spartium spinosum, alterum, aphyllon, tribus aculeis semper junctis, floribus luteis, qu'il donne explicitement comme synonyme de Echinopoda P. Alp. (=Genista acanthoclada DC) : Tournefort s'est probablement rendu compte en examinant ses échantillons que les deux espèces décrites dans le journal n'en faisaient qu'une. Il est possible que les différences morphologiques qu'il a notées entre les deux espèces de genêts qu'il décrit en Crète, dont un "diffère de l'autre en ce qu’il est beaucoup moins touffu. Ses piquants sont plus simples, la plante est plus haute, elle fleurit plus tard et la fleur sent fort bon" correspondent à des individus plus ou moins broutés par les chèvres.

Genista spartium spinosum, alterum, aphyllon, floribus luteis, C B Pin 394 / Echinopoda, P Alp Exot, 14, Anonyme. Collection du MNHN-Paris - Direction des bibliothèques et de la documentation

Genista acanthoclada DC., Akrotiri, Crète, avril 2018.

Genista acanthoclada DC., Phalasarna, Crète, avril 2018.

Genista acanthoclada DC., Phalasarna, Crète, octobre 2018. Photo Jean-Pierre Brizard.

" Echinopoda P. Alp. [=Genista Spartium spinosum, alterum, aphyllon, tribus aculeis semper junctis, floribus luteis]

C’est un arbrisseau de la hauteur de 2 pieds, dont la tige est presque aussi grosse que le pouce, blanchâtre, couverte d’une écorce vert d’olive rayée de gris. Il se divise en branches assez écartées les unes des autres, tortues, garnies de piquants longs d’un pouce et demi ou 2, fichés dans les branches comme des clous, vert brun, épais d’une ligne, cannelés dans leur longueur. Quelquefois ils sont simples et quelquefois ils sont accompagnés de 2 ou 3 autres piquants, à la base desquels souvent il y a 3 feuilles longues de 4 ou 5 lignes, larges de demi ligne, velues, vert pâle, attachées ensemble sur un pédicule de demi-ligne de long. Les fleurs naissent le long de ces piquants, longues de 4 lignes ; l’étendard n’a que 3 lignes de long, arrondi, émoussé, jaune, velu sur le dos et argenté. La carène est plus longue, large d’une ligne, velue aussi et jaune. Les ailes sont plus courtes que les autres parties et sont de même couleur. Cette fleur a un petit pistil long de 3 lignes, terminé par un filet courbe. Il est velu et argenté, enfermé dans une gaine frangée. Le calice est long d’une ligne et demie, vert pâle, découpé sur les bords. La fleur sent comme le Genêt d’Espagne. Cet arbrisseau diffère du Genista spartium junceis aculeis lanatis capitulis en ce qu’il est beaucoup moins touffu. Ses piquants sont plus simples, la plante est plus haute, elle fleurit plus tard et la fleur sent fort bon. "

Genista acanthoclada DC., Phalasarna, Crète, avril 2018. Photo Jean-Pierre Brizard.

" Genista Spartium minus saxatile, aculeis horridum :

C’est un buisson tapis sur les rochers, qui à peine s’élève d’un pied, si touffu qu’on ne sait pas où le prendre. Son tronc et ses branches sont fort durs, l’écorce des vieilles branches est grisâtre, cannelée, épaisse d’une ligne ou 2, toute garnie de piquants fort durs, branchus, longs d’environ un pouce, grisâtres aussi et qui paraissent comme morts. Les jeunes piquants sont vert brun et couvrent toute la surface de la plante, mais alors ils sont comme satinés. A la base de ces piquants naissent les feuilles 3 à 3 sans pédicule sensible, longues de 3 lignes sur demi ligne de large, pointues. Elles naissent seules vers les sommités des piquants, et de leurs aisselles sort une fleur légumineuse longue de 4 lignes, dont l’étendard est presque arrondi, long de 3 lignes, jaune pâle, velu et comme argenté par dessus, jaune doré terne en dessous. La carène est plus avancée et a 4 lignes de long, jaune, velue, arrondie à sa pointe. Les ailes n’ont que demi ligne de large sur 3 lignes de long, jaune doré. Le calice est un tuyau vert jaunâtre, long d’une ligne et demie, divisé en 3 pointes dont l’inférieure est recoupée en 3 filets fort petits. Le pistil est renfermé dans la carène, enveloppé d’une gaine frangée avec de petits sommets jaunâtres. Ce pistil est verdâtre, velu, terminé par un filet recourbé. "